Bye-bye les ruminations !
- celineallensophrol
- 1 avr.
- 3 min de lecture
"Marre de ruminer ! le soir je refais ma journée, la nuit je ressasse encore, ça m'épuise. Je peux tourner en boucle des heures sur une remarque qu'on me fait, une minuscule erreur commise au travail. J'ai remarqué que ce qui m'aidait, c'était d'en parler à ma femme. Elle coupe court à toutes les ruminations par une phrase très percutante du genre : allez, maintenant passe à autre chose, tu ne peux rien changer ! Facile à dire...mais ça marche un peu".
Louis, 51 ans super-ruminateur.

Les ruminations mentales font partie de l’expérience humaine et désignent ces pensées qui tournent en boucle dans notre esprit, souvent sans que l’on s’en rende compte. On repense à une situation passée, on anticipe un événement futur, on analyse encore et encore un détail… jusqu’à avoir l’impression d’être coincé dans un cercle mental difficile à interrompre. Pourtant, toutes les ruminations ne se valent pas : certaines peuvent être utiles, tandis que d’autres deviennent pesantes et nuisibles.
Des ruminations sont positives...
Les ruminations dites positives correspondent à une réflexion qui aide à avancer. Elles permettent de chercher des solutions, de mieux comprendre une situation ou encore de clarifier ses objectifs. Dans ce cas, la pensée est constructive : elle mène à une conclusion, une décision ou un apprentissage. Par exemple, repenser à une expérience mal vécue pour s’améliorer la prochaine fois peut être bénéfique. Ces ruminations sont généralement temporaires et donnent une sensation de progression ou de contrôle.
Aux ruminations négatives...
À l’inverse, les ruminations négatives enferment dans une boucle stérile. Elles sont souvent centrées sur des regrets, des inquiétudes ou des jugements envers soi-même. Ce sont ces pensées répétitives du type “j’aurais dû faire autrement”, “et si ça se passe mal ?” ou encore “pourquoi il m'a dit ça”. Elles se caractérisent par leur répétition, leur charge émotionnelle et leur absence de solution concrète. Au lieu d’aider, elles entretiennent le stress, l’anxiété et parfois un mal-être plus profond.
Les ruminations apparaissent plus facilement lorsque l’on est stressé, fatigué, ou confronté à de l’incertitude. Pour freiner ces ruminations, il ne s’agit pas de supprimer les pensées mais plutôt d’apprendre à changer sa manière d’y réagir. La première étape consiste à prendre conscience que l’on est en train de ruminer. Se demander si la pensée est réellement utile permet déjà de prendre du recul.
Action !
Une action concrète va casser la boucle mentale. Voici quelques suggestions utiles pour limiter les ruminations:
1.Ecrire ses pensées
Mettre ses pensées sur papier permet de :
les structurer
prendre du recul, laisser décanter
sortir du “tourbillon mental”
2.Accepter l'incertitude
Beaucoup de ruminations viennent du besoin de tout maîtriser. Apprendre à tolérer le flou est essentiel :
certaines questions n'ont pas de réponses immédiates
certaines situations échappent à notre contrôle
3.Revenir au moment présent
Les ruminations vivent souvent dans le passé ou nous projettent dans le futur. Revenir au moment présent aide à les calmer :
se concentrer sur sa respiration
faire une activité qui monopolise notre esprit (manuelle, artistique)
s'ancrer dans son corps (prendre le temps de le ressentir dans sa totalité)
4.S'accorder un temps de réflexion limité
L'objectif est de cadrer ses pensées :
J'essaye de trouver une solution / des solutions en dix minutes, et je passe à autre chose ensuite.
Je repenserai à ça sous ma douche, tout à l'heure
En définitive, les ruminations ne sont pas un problème en soi. Elles deviennent difficiles lorsqu’elles tournent en rond sans issue. L’enjeu est donc de distinguer les pensées utiles de celles qui enferment, et d’apprendre à reprendre la main non pas sur leur apparition, mais sur l’attention qu’on leur accorde.



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